La vérité sur la “désensibilisation” : pourquoi elle détruit la confiance du cheval
- Admin Odela

- 1 déc. 2025
- 5 min de lecture
Et comment une approche plus sensible peut changer toute la relation

Il existe un mot qui revient dans presque tous les centres équestres, dans presque toutes les conversations autour du cheval, dans presque tous les “exercices” qu’on impose aux animaux : désensibilisation.
On l’entend partout.
On l’utilise sans y penser.
On le brandit comme une méthode “indispensable”, “efficace”, “standard”.
Pour certains, c’est un passage obligé. Pour d’autres, c’est même “la base”.
Mais quand on regarde de plus près, quand on se met vraiment à la place du cheval, quand on comprend ce que ce mot signifie… on réalise une vérité dérangeante :
La désensibilisation détruit la confiance.
Et elle brise souvent bien plus que ça.
Cet article est là pour mettre en lumière ce que l’on refuse parfois de voir — non pas pour culpabiliser, mais pour ouvrir une autre voie. Une voie sensible, vivante, respectueuse, exactement comme celle que j’accompagne à Marseille dans mes séances Vision Sauvage.
Désensibiliser : que veut vraiment dire ce mot ?
On utilise ce mot comme si c’était une évidence, mais il mérite d’être décortiqué.“Désensibiliser”, littéralement, signifie :
Enlever la sensibilité.
Éteindre la perception.
Réduire le ressenti.
Neutraliser les réactions.
Produire un cheval qui “ne bouge plus”.
Beaucoup l’interprètent comme :“habituer le cheval à un stimulus jusqu’à ce qu’il ne réagisse plus”.
En surface, cela semble logique.
Mais en profondeur ?
C’est exactement là que tout bascule.
Un cheval réagit parce qu’il ressent.
Parce que son instinct fonctionne.
Parce que son corps dit quelque chose.
Parce que quelque chose n’est pas cohérent pour lui.
La réactivité n’est pas un problème. C’est un langage.
Et quand on désensibilise un cheval, on ne le “calme” pas. On le coupe de son langage.
On l’oblige à se déconnecter de son propre instinct.
C’est comme dire à un enfant :“Ne pleure pas.”“Ne crie pas.”“Ne ressens pas.”“Ne montre rien.”
Ça fonctionne, oui.
Extérieurement.
Mais intérieurement… le prix est immense.
Pourquoi la désensibilisation détruit la confiance du cheval
La confiance ne se construit pas parce qu’un cheval “accepte tout”. Elle se construit quand il sent qu’il peut être lui-même, entièrement, en présence de l’humain.
Un cheval désensibilisé apprend exactement l’inverse :“Je dois me taire pour être en sécurité.”“Si je montre ce que je ressens, on continue quand même.”“Mon non ne sert à rien.”“Je ne suis pas écouté.”
Le cheval cesse de montrer sa peur… mais il ne cesse pas d’avoir peur
C’est cela que les gens ne voient pas.
La désensibilisation ne supprime jamais la peur.
Elle supprime la réaction visible.
La peur, elle, continue à vivre en profondeur.
Et un jour, elle explose.
C’est pour cela que tant de chevaux “pas peureux en carrière” deviennent soudain incontrôlables en extérieur.
Ou explosent “sans prévenir”.
Ou deviennent dangereux après des années de “calme”.
La vérité, c’est qu’ils ont passé des années à se taire.
Ils n’ont pas été “désensibilisés”.
Ils ont été déconnectés.
Le cheval désensibilisé se dissocie
C’est le point le plus grave.
Un cheval soumis à la désensibilisation répétée entre dans un état où :
• il ne ressent plus ce qu’il ressent
• il obéit sans se sentir
• il reste immobile même quand il a peur
• il ferme son système nerveux
Cet état s’appelle la dissociation.
C’est un mécanisme de survie chez les animaux… et chez les humains traumatisés.
Ce n’est pas du calme.
C’est de la survie.
Le cheval perd sa capacité naturelle à dire “non”
Et le “non” est l’une des choses les plus importantes dans une relation vivante.
Quand un cheval ne peut plus dire non :• il ne peut plus montrer quand quelque chose le dérange• il ne peut plus prévenir d’un danger• il ne peut plus signaler sa douleur• il ne peut plus exprimer sa peur• il perd son autonomie émotionnelle
On crée un cheval “facile”… mais on détruit son intégrité.
La désensibilisation n’apprend pas la sécurité : elle apprend la résignation
On dit souvent :“C’est pour qu’il comprenne qu’il n’y a pas de danger.”
Mais un cheval n’analyse pas comme un humain. Il ne se dit pas :“Ah, on me secoue ce sac plastique depuis 10 min, ça doit être sans danger.”
Ce qu’il apprend en réalité, c’est :“Je n’ai aucun moyen d’arrêter ce qui se passe.”
Tu vois la différence ?Elle est énorme.
La sécurité vient de la possibilité d’exister dans la relation.Pas de l’obéissance muette.
L’approche sensible : l’exact opposé de la désensibilisation
Là où la désensibilisation cherche à éteindre la réaction, l’approche sensible — la mienne, Vision Sauvage — cherche à comprendre l’émotion.
Le cheval montre une réaction ?
Je ne la bloque pas.
Je l’écoute.
Il a peur ?
Je ralentis.
Je respire.
Je deviens un repère.
Il s’éloigne ?
Je lui laisse l’espace.
Je ne poursuis pas.
Je ne force pas.
Il tremble ?
Je ne l’immobilise pas.
Je le laisse redevenir vivant.
Un cheval qui peut exprimer son émotion devient un cheval qui se sent en sécurité intérieure.
Et c’est seulement depuis cet espace-là que la confiance se crée.
Pourquoi cette approche transforme tout (et beaucoup plus vite)
Ce que beaucoup ignorent, c’est que la désensibilisation n’est pas seulement brutale : elle est contre-productive.
Elle ralentit l’apprentissage.
Elle bloque la relation. Elle enferme le cheval dans un schéma de survie.
À l’inverse, quand on travaille avec le calme, la cohérence, la présence :
• le cheval apprend plus vite
• il garde sa sensibilité intacte (et c’est une force)
• il devient autonome
• il n’a pas besoin de “survivre” à la séance
• il développe un lien volontaire, pas soumis
Dans mes séances autour de Marseille, je le vois chaque semaine.
Quand le cheval comprend qu’il peut être lui-même, qu’il peut reculer s’il en a besoin, qu’il peut respirer, qu’il peut sentir sans être puni…
alors il revient.
De lui-même.
Avec douceur.
Avec confiance.
Avec curiosité.
C’est ce que j’appelle : la relation vivante.
Ce que tu peux changer, dès maintenant
La bonne nouvelle ?
Tu n’as pas besoin de tout réapprendre.
Tu n’as pas besoin de technique.
Juste d’un autre regard.
Ton cheval n’a pas besoin que tu éteignes ses émotions.
Il a besoin que tu les reconnaisses.
Ton cheval n’a pas besoin que tu lui prouves que “tout va bien”.
Il a besoin que tu sois stable.
Ton cheval n’a pas besoin qu’on lui apprend à ne plus bouger.
Il a besoin qu’on l’autorise à sentir.
Et si tu veux vivre cette approche, si tu veux la comprendre avec ton corps,si tu veux voir un cheval t’accueillir vraiment dans la vérité, dans la lenteur, dans le calme — alors mes séances à Marseille sont faites pour toi.
Une invitation : rencontrer ton cheval autrement
Je propose des séances individuelles, à Marseille et alentours, où je t’aide à :
• comprendre les vraies émotions de ton cheval
• retrouver ton calme intérieur
• créer un lien basé sur la présence
• dépasser la peur ou la fuite
• reconstruire la confiance
• apprendre à écouter le vivant plutôt qu’à le contrôler
Et si tu veux aller encore plus loin, le stage Vision Sauvage t’offre deux jours de transformation totale, un Passage où tu vas découvrir :
• ton Essence
• ton calme
• ton vrai rythme
• et la relation la plus pure que tu aies jamais vécue avec un cheval.
Le vivant ne se contrôle pas. Il se rencontre.
Et quand tu changes ton énergie, le cheval change sa réponse.
C’est ça, la vraie magie.
Pas d’outil. Pas de contrainte. Juste la vérité.




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